Le crédit urgent

Un crédit urgent est parfois nécessaire pour faire face à une dépense imprévue.

Quelle est alors la meilleure solution, que ce soit en termes de délai d’obtention, mais aussi de taux de remboursement ?

Cet article vous oriente vers les opportunités à saisir.

Couvrir quelles dépenses ?

Le crédit urgent vient couvrir certaines dépenses généralement imprévues. Ce peut alors être :

  • une panne imprévue d’un matériel, un téléviseur, un ordinateur, une machine à laver mais, encore plus essentiel, un four, un réfrigérateur… ;
  • des frais de santé, notamment dentaires, de dernière minute ;
  • une panne de voiture ;
  • une réparation à la maison, suite à des fuites de toiture, une panne électrique, etc. ;

La législation et les délais

Le principal problème du crédit est qu’un délai légal, appelé délai de rétractation impose de laisser 14 jours de réflexion à un emprunteur, avant le déblocage des fonds.

Sans compter qu’un délai de traitement de dossier peut aussi demander plusieurs jours, selon les organismes.

La première solution est aussi que ce délai de réflexion peut être raccourci à 3 jours, sur simple demande et que certains de ces organismes assurent une réponse sous 24 heures afin d’apporter les fonds plus rapidement.

Quelle sorte de crédit ?

Le crédit à la consommation

Le plus fréquent, dans les crédits rapides est, bien sûr, le crédit à la consommation qui reste très souple. Il s’agit d’un crédit non affecté que vous pourrez obtenir en quelques jours.

Pour gagner un temps précieux, le mieux est de préparer à l’avance tous ses justificatifs : avis d’imposition, fiches de salaires, pièce d’identité, justificatif de résidence.

C’est aussi l’une des solutions les plus intéressantes en termes de TAEG puisqu’il est possible, à partir de 2,5 %, de trouver un crédit conso. Voir l’article sur le Crédit conso pas cher.

Le crédit revolving

L’énorme intérêt de ce crédit renouvelable est que, dès l’ouverture du compte, la somme dédiée est disponible quand et comme bon vous semble.

C’est une réserve d’argent que vous pouvez utiliser ou non, voire utiliser partiellement.

C’est une solution pour ceux qui n’ont aucune réserve personnelle et qui risquent, à tout moment, de se retrouver dans le rouge.

Par contre, c’est aussi le crédit qui coûte le plus cher, surtout si vous l’utilisez fréquemment.

Son taux, déjà élevé, n’est même pas garanti.

S’il est possible de trouver quelques organismes de crédit à moins de 5 % comme la Banque Casino, par exemple, ils sont plutôt au-dessus de ce taux, 6 % chez Cetelem et Cofinoga, voire plus près des 10 % chez la plupart des banques.

Des solutions alternatives

Lorsque ces solutions ne conviennent pas, que ce soit par leur taux ou par leur délai, il reste heureusement d’autres possibilités pour accélérer le processus.

Tout d’abord, jusqu’à une somme de 200 €, il est possible de passer outre ce délai.

Le découvert bancaire

Négocier un découvert avec sa banque permet justement, dans les situations d’urgence, de disposer d’une somme permettant de faire face.

De quelques centaines d’euros, il est aussi relativement élevé, de 7 à 8 % chez les principales banques en ligne type Boursorama, Fortuneo, Bfor Bank, Hello Bank, de 10 % et au-delà dans les banques physiques comme le Crédit Agricole, la Caisse d’Epargne, la Banque Postale, le BNP, la Banque Populaire, etc.

Si ce taux est élevé, c’est parce qu’il est disponible pour les coups durs, pour des petites sommes et pour des délais brefs.

Il peut, par contre, vous laisser le temps de mettre en place un crédit à la consommation qui prendra le relais.

Le microcrédit

Prévu, à l’origine, pour des pays exclus du système bancaire traditionnel par le risque qu’ils représentent, il s’est généralisé à tous les pays et permet de s’adresser à ceux qui sont en situation précaire.

Evidemment, en contrepartie de ce risque, les sommes proposées sont parfois limitées et les taux plus élevés.

Toutefois, pour ces situations d’urgence, il est possible de trouver des mini crédits en ligne rapides à partir de 1 %, pour des petites sommes et des remboursements rapides.

Mais des taux qui peuvent aussi atteindre les 20 %.

Le prêt entre particuliers

Il est évident que le prêt personnel entre particuliers est encore la solution la plus rapide et la plus adaptée.

Plus souple que le crédit bancaire, cette formule dépend de la personne qui apporte le crédit.

Avec la famille ou les amis, cette solution vous sera peut-être gratuite.

Mais il existe aussi des solutions en ligne, qui proposent des taux allant de 4 à 6 %, selon l’utilisation, la somme et le délai de remboursement. Selon la somme et le risque, ces taux peuvent aussi aller au-delà des 10 %.

Les délais sont alors raccourcis et vous pouvez obtenir une acceptation en 24 heures et les fonds en 48 heures.

Les cartes magasin

Elles s’adressent à des besoins bien spécifiques, ceux qui vous permettent d’acheter chez eux.

Vous pourrez alors subvenir à votre panne d’électroménager, mais aussi à tout ce qui est alimentaire, high tech, voire achat de carburant, fioul, bricolage, service auto, ameublement, etc.

Une carte magasin est très facile et très rapide à avoir.

Il suffit d’aller dans une grande enseigne et de demander à acheter un appareil électroménager en 2 fois, en 6 fois ou en 12 fois, et vous pourrez repartir avec votre matériel, si vous avez apporté tous vos justificatifs.

En général, une simple vérification supplémentaire Banque de France pour s’assurer que vous n’êtes pas inscrit au fichier des incidents suffit.

Si ces cartes peuvent vous permettre d’avoir accès à des paiements légèrement différés ou même à un paiement gratuit en 3 fois, le risque est aussi que le taux devienne beaucoup plus important, pour une véritable utilisation comme carte de crédit.

Des solutions pour les pros

Les besoins urgents ne sont pas réservés aux particuliers. Les professionnels peuvent aussi avoir des besoins urgents.

Ils pourront toujours faire face à des solutions de prêt personnel ou de découvert bancaire, comme vu ci-dessus.

Ils auront aussi des solutions de facilité de caisse, d’escompte, d’affacturage ou de loi Dailly, comme cité dans l’article sur le Besoin de trésorerie .

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