Besoin en trésorerie: les solutions!

Entre les entreprises dont le nombre de défaillances annuelles dépasse les 50.000 € et les situations de surendettement personnel supérieures à 150.000, en France, les causes sont le plus souvent liées à la difficulté de trésorerie.

Comment évaluer ses besoins de trésorerie et faire face ? Voici quelques exemples.

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Les causes d’un besoin de trésorerie

Le besoin de trésorerie peut être de différents ordres, selon déjà qu’il soit professionnel ou personnel.

Il peut donc être conjoncturel ou structurel.

Les causes structurelles en entreprise

Un investissement excessif ou une insuffisance de capital social peut créer un déficit de fonds de roulement.

Il est possible que des règlements clients qui tardent ou un fournisseur raccourcissant ses délais de paiement vous entraînent aussi dans une spirale négative.

Les causes conjoncturelles en entreprise

La conjoncture est quelque chose de plus passager et peut être lié à une situation saisonnière de mévente, à une baisse d’activité liée à des grèves ou à la perte d’un client se concluant par une augmentation des stocks qu’il faut alors financer le temps de remettre la trésorerie sur les bons rails.

Les causes conjoncturelles personnelles

Un besoin passager de trésorerie peut être lié à un achat particulier, à un moment donné. Par exemple, un appareil ménager qui tombe en panne de façon imprévue et que vous devez changer ou une rentrée d’argent qui devait se faire et qui est retardée.

Les causes structurelles personnelles

La cause structurelle est généralement plus durable et plus intense. Vous devez faire face à un trop-plein de remboursement, à un nouvel emploi qui entraîne de nouveaux frais.

Il va vous falloir de la trésorerie et, surtout, réfléchir à la façon dont vous allez faire face à cela pour, à terme, aligner vos dépenses sur vos rentrées d’argent.

Prévoir le besoin de trésorerie

Pour faire face à un besoin de trésorerie avant qu’il ne soit trop tard, il faut réagir vite et, la meilleure solution est d’anticiper.

Aussi bien à titre personnel que professionnel, la tenue d’un tableau de bord et/ou d’un échéancier vous permet de mieux estimer ces besoins.

En effet, alors que la situation est plutôt favorable, le bilan positif, un décalage dans le temps entre des rentrées d’argent et des règlements peut tout simplement conduire vers la déroute.

Créer un tableau prévisionnel, mois par mois, des entrées et des sorties est indispensable, en se laissant une marge pour les imprévus.

En entreprise, ces tableaux doivent notamment prendre en compte les règlements particuliers de la TVA.

Le financement du besoin de trésorerie

Avant de s’adresser à un organisme bancaire ou de crédit, il faut bien évaluer ces entrées et sorties, voir s’il est possible de faire anticiper certains de ces encaissements, par exemple par un délai paiement client plus court, un acompte à la commande ou, inversement, faire accepter un délai règlement plus important à un fournisseur.

Il est important d’étudier une possible baisse des frais, renégociation de contrats d’assurance, changement de loyer, consommation électrique ou en eau inférieure, renégociation des abonnements téléphoniques, etc.

Enfin, lorsque tous ces curseurs auront été optimisés, il ne reste plus qu’à se tourner vers une solution de financement du besoin de trésorerie.

Besoin de trésorerie à titre privé

A titre privé, il existe différentes façons de faire face à un manque de trésorerie, selon que ce besoin sera durable ou pour un délai plus court.

Selon cette durée et le caractère d’urgence, les taux s’en ressentiront.

Le crédit renouvelable

Il est tout à fait adapté à un besoin passager, et permet d’obtenir une réserve donnée que vous rembourserez mensuellement.

En outre, la possibilité d’emprunter se renouvelle au fur et à mesure des remboursements, d’où son nom, et l’utilisation vous en est ainsi totalement libre.

Toutefois, compte tenu de ses taux très élevés, il est important de ne pas abuser et de l’utiliser effectivement, sur un court terme, pour un besoin très précis.

Le montant aujourd’hui autorisé se situe généralement autour de 5.000 à 6.000 € et les taux sont très variables d’un organisme à un autre.

Il est autour de 3,5 % chez Casino pour dépasser les 6 % chez Cetelem ou Cofinoga, et bien au-delà des 10 % chez Cofidis mais avec des sommes pouvant aller jusqu’à 35.000 €.

Le regroupement de crédit

Si les dépenses sont trop au-delà des rentrées financières, c’est peut-être par trop de remboursements de crédits, un regroupement de ces dettes avec un nouvel échéancier peut apporter une solution.

L’article sur le regroupement de crédit vous renseignera plus en détail et vous présente des taux de 1,5 à 2,5 % selon qu’il s’agisse de crédits immobiliers ou de crédits à la consommation.

Le prêt personnel

C’est aussi une solution qui vous permet, sur un délai plus long, de vous organiser ou de patienter le temps d’avoir terminé le remboursement d’un emprunt voiture ou d’un emprunt maison, par exemple, dans la mesure ou votre capacité d’endettement vous le permet.

Des articles comme Emprunter 10.000 euros, par exemple, vous apportent des indications et vous présentent des solutions avec des taux de 0,10 à 3,10 % selon la durée de remboursement.

Besoin de trésorerie à titre professionnel

Lorsque ce besoin de trésorerie s’effectue à titre professionnel, il est possible de négocier certaines options avec sa banque.

Toutefois, un prêt est souvent une solution meilleure, à moins d’un besoin ponctuel qui peut alors faire appel à l’une de ces solutions.

Le découvert autorisé

Même s’il existe aussi à titre personnel, c’est surtout à titre professionnel qu’il trouve sa plénitude.

Le taux se négocie mais reste bien en deçà de celui d’un découvert non autorisé.

Il ne faut cependant pas en abuser, au risque de le voir annulé par la banque.

Il est de 7 % pour des banques en ligne comme Boursorama, Fortuneo, Bfor Bank, de 8 % pour Hello Bank, Orange Bank, autour de 10 % au Crédit Agricole, autour de 11 % à la Caisse d’Epargne, autour de 15 % à la Banque Postale, à la BNP ou à la Banque Populaire, etc.

Le calcul de l’agio

Lorsque l’agio se présente sous forme d’un pourcentage, il s’agit d’appliquer la formule

Agio = Taux (TAEG) x (montant du découvert) x jours / 365

Ex: si vous avez un découvert de 1000€ sur 15 jours, à un taux de 8%, vous devrez payer un agio de 8% x 1000 x 15/365 = 329€.

La facilité de caisse

C’est une largesse proposée par la banque, sur une durée passagère, de l’ordre de 15 jours maxi par mois, pour les besoins d’exploitation, dans un esprit proche du découvert, en regard d’agios.

Il est généralement au-dessus du découvert autorisé.

L’escompte

Une entreprise qui se fait régler par traite par ses clients, généralement en B to B, peut voir ces règlements anticipés par la banque, sous réserve de la fiabilité financière desdits clients.

Son coût est fonction de sa durée mais peut se déterminer autour des 10 %.

L’affacturage

Une société de factoring ou une banque avance les créances de l’entreprise et se charge de leur recouvrement, ensuite.

L’affacturage est généralement préféré à l’escompte par ces établissements.

Commission d’affacturage et, parfois, fonds de garantie sont à prévoir. Les commissions s’élèvent généralement autour de 7 à 12 % et les retenues de garantie, lorsqu’il y en a, autour de 10 %.

Loi Dailly

L’entreprise remet à la banque un bordereau de cession pour tout ou partie de ses créances. En échange de quoi, après acceptation de ces créances, la banque avance cette trésorerie et prévoit des agios.

Une solution qui coûte relativement cher, de 7 à 12 % mais peut apporter une solution ponctuelle.

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